Les dangers du stress

Le stress est devenu le fléau des temps modernes, il est la cause principale de l’absentéisme dans les entreprises,   il est la source de nos déséquilibres. 

Dans nos sociétés en perpétuelle effervescence, la lutte contre le stress est devenue indispensable dans la prévention de la maladie sous toutes ses formes. 

On constate que même le nombre de maladies mentales est en constante augmentation chaque année. Y aurait-il un lien avec le stress ?

Fort probablement car lorsque le terrain est fragilisé dans l’enfance par de nombreux stress, il laisse une grande place ouverte à toutes les névroses et maladies mentales possibles. 

On sait très bien qu’une psychose, même lorsqu’elle se déclenche à un âge adulte, a été très souvent favorisée par des chocs petits ou grands, parfois répétés dans l’enfance. Le stress n’est pas l’apanage des grands.

Définition du stress

Le stress est une réponse normale de l’organisme pour l’aider à faire face à une situation problématique ou vécue comme telle. Il s’agit donc d’une réaction automatique dont le but premier est de permettre au sujet de survivre à un danger ou de surmonter une difficulté, soit en éliminant la menace, soit en s’adaptant aux circonstances, soit en fuyant !

Le stress est une réalité subjective qui dépend à la fois de la situation stressante et de la façon dont l’individu la perçoit et la vit. Il dépend de la nature et de la prévisibilité de l’élément stressant, mais aussi de l’individu qui le ressent, de son sentiment de contrôlabilité et de ses anticipations.

Nous ne sommes donc pas égaux devant le stress, chacun réagit à sa façon, à des stimulus qui lui sont propres, avec ses ressources et sa résistance personnelles.

Le stress : une réaction positive ou négative ?

Au départ, le stress est une réaction positive puisqu’il a pour but de mettre l’organisme sous tension afin de permettre à l’individu de réagir efficacement à une situation difficile.

Pourtant, ce mécanisme de défense a quelques failles. Certains individus interprètent trop rapidement une situation comme représentant un danger, d’autres ressentent des symptômes trop importants, trop invalidants ou trop fréquents, d’autres encore cumulent.

Le stress peut donc avoir un effet négatif :

s’il se répète trop souvent et devient récurrent
s’il est trop intense et devient paralysant
s’il dure trop longtemps et devient épuisant

Toutefois, le stress peut être contrôlé, pour autant que l’on s’en donne les moyens. C’est ainsi que diverses techniques de gestion du stress ont vu le jour afin de permettre aux personnes qui vivaient mal leur stress de le maîtriser davantage et d’en réduire au maximum les effets pervers.

Les manifestations du stress

Pour la plupart d’entre nous, le mot stress fait référence à des symptômes tels que palpitations, tremblements, souffle court et rapide, maux de tête, mains moites, problèmes gastriques et intestinaux, sans oublier la nervosité, l’irritabilité, etc.
Pourtant le stress peut se manifester de multiples façons et nous sommes confrontés dans ce domaine à de grandes variations individuelles.

Afin de permettre à chacun d’identifier les signes de stress qui lui correspondent, nous allons passer en revue les symptômes les plus fréquemment cités en les classant en fonction de leur nature (manifestations physiques, émotionnelles, comportementales, relationnelles et intellectuelles). Chaque individu éprouve un tableau symptomatologique qui lui est propre, puisant dans ces diverses catégories avec plus ou moins d’intensité. Ainsi, certains sont plutôt enclins aux symptômes physiques, d’autres présentent une hypersensibilité émotionnelle, etc.

Sur le plan physique

Tensions musculaires, maux de tête et/ou de dos, fatigue, perturbations du sommeil, nœuds dans la gorge et/ou dans l’estomac, palpitations, hyperventilation, transpiration, troubles intestinaux,

Sur le plan émotionnel

Impatience, irritabilité, susceptibilité, indifférence, apathie, changements d’humeur impétueux, inquiétude démesurée, panique, idées noires, sentiment d’incompétence et/ou d’inutilité, manque d’intérêt, etc.

Sur le plan comportemental et relationnel

Procrastination, tics nerveux, gestes brusques, accroissement de la consommation d’alcool, de tabac ou de calmants, modification des habitudes alimentaires, comportements d’évitement par rapport à des situations embarrassantes, relations tendues avec l’entourage, repli sur soi, baisse d’intérêt pour autrui, etc.

Sur le plan intellectuel

Pensées confuses, idées fixes ou pensées fugaces, difficultés de concentration et de mémorisation, diminution des capacités d’organisation, affaiblissement de l’objectivité et du sens critique, manque de productivité mentale, etc.

Beaucoup de ces manifestations peuvent se révéler relativement gênantes. Heureusement, il existe diverses techniques permettant d’exercer un certain contrôle sur ces diverses réactions.